La nuit - (juin 2011)

 

   Le soleil pourpre m'éblouit, mais je ne peux m'empêcher de le fixer. Cette beauté éphémère m'obsède. Les nuances de rouges, d'orangés chatoient devant moi, inlassablement. Des rayons filtrent à travers un arbre mort au bord de la falaise. Ont dirait un mirage, un feu. J'aimerais qu'il soit éternel. J'aimerais le capturer dans mon poing. Le serrer, ne pas le lâcher jusqu'au crépuscule suivant. Que cette douce sensation d'évasion m'accompagne, me guide journées après journées. La mer à mes pieds montre aussi son émerveillement. Elle ondule, bercée par les couleurs langoureuses du soleil. Elle semble battre à l'unisson avec cet immense cœur ardent. Je ne peux détacher mon regard. Les larmes coules sur le bord de ma bouche ébahie. Le soleil meurt. Il disparaît; le pourpre, l'orangé, le rose, cèdent face au noir.


   Je me relève, je quitte la mer, la falaise, l'arbre. J'ouvre mon poing, rien ne se trouve en son creux, alors je le referme, mélancolique. J'entends au loin les murmures plaintifs de l'eau. Elle se calmera bientôt pour préparer au dieu soleil son ode matinale. La maison petit à petit se rapproche à mesure que mes pas m'y guide. Ses artificiels éclats m'accueillent d'un air inquisiteur. On dirait qu'ils me jugent, me reprochent d'admirer encore cet astre désuet.

T.Ed

lundi 15 août 2011 22:53 , dans Poèmes


Le Vagabond - (Septembre 2010)

 

    Mon esprit vole, décolle, bouillonnant à chaque instant. La vie me cajole et me frôle, rien ne serait m'égarer plus d'un temps. Je n'ai pas de racine, juste des empreintes dans le cœur des autres. Je marque et je m'efface, ma mémoire remplie de ce qui fait nos vies. Des histoires sans visages, des visages sans histoires. Je croîs sans cesse grâce à cet engrais qu'est la complexité de vos soi. Nul jugement ne m'entache. Je suis d'un stoïcisme empathique, je suis le vagabond des âmes.

 

   T.Ed

mercredi 01 septembre 2010 11:36 , dans Poèmes


Petite recette de cuisine (politique) - 12 novembre 2010

   Une petite recette de cuisine à l'intention des plus grands chefs.
Attention, l'abus de pouvoir est dangereux pour la société, à consommer avec modération.

   -Ingrédients :
   -Un prolétariat bien frais.
   -Un chef d'état ambitieux
   -Une crise économique, politique ou idéologique
   -Des institutions malléables
   -Quelques abus de pouvoir
   -Sel et poivre.


Tout d'abord, préchauffez en situation instable thermostat 7 de préférence.

   1.Prenez une personnalité forte de préférence charismatique ou dans l'armée.
   2.Ajoutez-y un contrôle des médias par la censure et le contrôle.
   3.Assaisonnez de pistons bien placé pour contrôler l'économie.

   Attention, là il y a deux possibilités:
   4.- Soit agrémentez d'un discours sécuritaire bien fort. N'hésitez pas à le poivrer      comme il faut. De plus si le 2eme point a été accomplit correctement, ça ne devrait pas poser de problèmes.
-Ou bien faites couler à haute dose une idéologie. Neuve ou ancienne, peu importe tant que la foule s'en imprègne du goût.
   5.Creusez l'écart des classes à l'aide d'une baisse du niveau de l'éducation et d'une diminution des prestations sociales. Vous pourrez ainsi pétrir et façonner le prolétariat à votre guise.
   6.Donnez à ce même prolétariat des idées patriotiques et identitaire afin de lever celui-ci.
   7.Une fois tout cela accomplit et mélangé bien comme il faut, insérez le tout dans votre situation instable. Laissez cuire à feu doux (attention, la cuisson peut être longue !) et n'hésitez pas à agrémenter d'une guerre (civile ou non) pour l'apparence.
Servez chaud.

Félicitation, vous savez désormais préparer un dictature !

T.Ed

 

vendredi 12 novembre 2010 22:08 , dans Textes polémiques


Naissance - 5/6novembre 2010

  La mort t'entoure mais seul est visible ton sourire d'or. Tu hurles d'un cri l'espoir en ton cœur. Pas après pas, ton âme croît sur ce chemin qu'est le tien. Tu ne veux songer au passé, car rien n'est à blâmer.
Qui es-tu donc Enfant sourire ?
  Un rêve peut-être ? À moi que ce ne soit moi, le terrifié qui n'existe plus. Ne suis-je donc plus ce chien battu d'antan, le fantôme blafard de ton esprit ?
Pourtant non, je me vois encore en nous, luttant et muant.
  C'est cela ! Nous changeons, grandissons, évoluons ! Je suis toi, tu es moi : le rêveur endormi, le vagabond des âmes. Tel un loup, à la fois solitaire et en meute. Mon spleen est devenu ta mélancolie noyée au fond d'un sourire franc, poétique. N'est-il pas temps de vivre nos rêves, nos espoirs ? Cela prendra du temps bien sûr, mais rien ne nous sera impossible car du disparu, nous avons réclamé notre dû. En ce jour je vous le dis, un enfant est mort, un adulte est né ; car voilà ce que tu es, voilà ce que je suis.


T.Ed

samedi 06 novembre 2010 00:39 , dans Poèmes


Pour un vieux tué, une balle remboursée par la sécu - (Août 2010)

 

Parce que les tuer serait tellement plus simple !

 

   Pfouut: une balle dans le derrière. Canne à terre, grand mère, canne à terre ! Patatra la cellulite et les poches de gras, t'a du plomb dans les bras. Position signalée, le sac à ride arrive. Prochaine cible à trouver: un laser rouge rampe sur le sol. Sniffe, renifle de quoi mériter ta paye mon coco. Un couple qui baise, moins de 65 ans, un petit coup de rinçage et hop on change. Un poivré devant sa télé:. Y'as de quoi hésiter. Il a de la chance de pas regarder Colombo le gros. Sinon ça aurait été dodo ! Bon allez ! Venez quoi! Sortez vous enterrer mes pépés. Petit canon rond, cherche compagnon! Un point sanglant cours sur les murs, écoutez la mort qui murmure. Ah, là ! Enfin. En v'la une qui donne des croquettes à Milou. Y'as plus de plis que sur un baobab millénaire. Un dernier bisou à toutou ? Pfouut: t'es dans les choux ! Nouvelle tapisserie vermeil. Très tendance en ce moment. Pin pon, pin pon , les éboueurs viennent à la maison.

    Cherche, cherche compagnon, la France a besoin de pognon. Tiens v'la une ombrelle qui se ballade sur le trottoir. Tu crois pt'être que l'on voit pas le bout de ta trique en bois ? Boum boum ! j'entends d'ici ton cœur pacemaker. Luxe ostentatoire, pfuut dans ta poire ! Canne à terre, grand père, canne à terre ! Coup de fil passé, v'la le tri sélectif qui se ramène., Section vieux déchets. Ah merde ! J'ai cru voir une vague. Y'as de la ride qui bouge, c'est un coriace celui-là ! C'est pas bon pour nos impôts ça. Un deuxième pet ? Ce serait un beau gâchis vu le prix des balles ! On est là pour économiser pas gaspiller ! Merde quoi. Il pourrait pas crever sur le coup comme tout le monde c'lui-là? ! Mais bon heureusement, les balles sont aussi remboursées par le trou de la Sécu. Allez zou, lâchons nous ! Pfouuut :l'économie est en marche et elle siffle à l'oreille des vieux.

 

T.Ed

mardi 17 août 2010 02:47 , dans Textes polémiques


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